PRESERVER

La montagne est l’une des grandes richesses patrimoniales de notre pays. Elle symbolise une nature diversifiée, une variété de paysages selon les massifs, une culture montagnarde. Elle est soumise à des pressions extérieures qui nécessitent de prendre en compte les espaces et les milieux naturels ainsi que les risques naturels.

La montagne: un espace préservé

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En 1996, on estimait que « 89% de la surface du territoire couverte par une protection forte (parcs nationaux, réserve intégrale et réserve naturelle) se situe en zone de montagne. 30% de la superficie montagnarde contre 12% en moyenne nationale et 20% des communes de montagne sont concernées par un parc national ou un parc naturel régional, une réserve naturelle volontaire, un arrêté de protection de biotope ou une forêt de protection » (Source : Rapport parlementaire « L’avenir de la montagne – Un développement équilibré dans un environnement préservé », Jean-Paul Amoudry, Sénateur de Haute-Savoie, Octobre 2002).

Préserver les territoires montagnards est un des éléments de la politique de la montagne qui doit concilier protection et développement. Le cadre de cette politique est fixé par la Loi montagne, qui « reconnait la montagne comme un ensemble de territoires dont le développement équitable et durable constitue un objectif d’intérêt national en raison de leur rôle économique, social, environnemental, paysager, sanitaire et culturel ».

La mise en œuvre de la procédure UTN, instituée par la loi montagne, contribue à la préservation de l’espace montagnard. Le rapport parlementaire précité indique qu’elle a entrainé « le plus souvent en compensation des autorisations accordées, l’intervention de 91 mesures de protection, dont 21 réserves naturelles, 53 classements de sites, 11 classements en forêt de protection et 7 arrêtés de biotope ».

Télécharger le rapport parlementaire sur « L’avenir de la montagne – Un développement équilibré dans un environnement préservé » , Jean-Paul Amoudry, Sénateur de Haute-Savoie, 2002.

La Convention Alpine

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A l’échelle internationale, la Convention Alpine est un traité international, qui affirme la spécificité de l’espace Alpin. Cette convention est composée de protocoles, déclarations et d’une convention cadre qui dispose de mesures générales pour le développement durable des Alpes.

Entrée en vigueur en 1995, elle est ratifiée la même année par la France, dont les Alpes représentent 21,4 % du territoire couvert par la Convention et 18% de la population alpine.

Est ainsi constitué un réseau alpin des espaces protégés des Alpes qui permet la collaboration entre les Etats signataires (Allemagne, Autriche, France, Italie, Principauté du Liechtenstein, Principauté de Monaco, Slovénie, Suisse et Union Européenne).

Le Protocole Tourisme invite les parties signataires à contribuer au « développement durable de l’espace alpin par un tourisme respectueux de l’environnement ».

L’ANMSM a participe aux réunions de concertation qui ont présidé à l’élaboration des Protocoles pris pour l’application, et tout particulièrement le Protocole Tourisme.

Télécharger le Protocole Tourisme

Les lois Grenelle

Les prescriptions des lois Grenelle I et II s’imposent aux communes supports des stations de montagne, à l’instar des autres collectivités territoriales.

La loi de mise en œuvre du Grenelle de l’environnement (2009) dispose néanmoins que les trames vertes et bleues, créées pour favoriser des continuités territoriales, qui ont pour objectif de stopper la perte de biodiversité et maintenir ses capacités d’évolution, doivent tenir compte des spécificités des territoires de montagne.

La loi portant engagement national pour l’environnement (2010) prescrit la prise en compte des Unités Touristiques Nouvelles dans le document d’orientation et d’objectifs du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT)

L’émergence progressive d’une « conscience environnementale » dans les stations

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Les années 2000 voient les premières actions significatives de sensibilisation dans les stations.

Une démarche expérimentale de sensibilisation collective à l’environnement est organisée avec l’ADEME (2003) dans les Pyrénées. D’autres initiatives sont développées dans les Alpes : un séminaire pour « Sensibiliser à l’environnement en station de ski » à Saint Martin de Belleville / Les Ménuires, Val Thorens (2005), « les Ateliers de la terre » à Saint-Bon / Courchevel, « les stations s’engagent pour la planète » à Avoriaz.

Pour sensibiliser ses adhérents au développement durable, l’ANMSM organise en 2007 :
- les « 1ères rencontres de l’eau et de l’énergie dans les stations de montagne », en partenariat avec l’Association Nationale des Maires des Stations Classées et des Communes Touristiques (ANMSCCT) et SUEZ Environnement.
- un colloque sur « L’évolution du climat et les stations de montagne : comment réagir ?», avec le concours de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), de la Délégation Interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité des Territoires (DIACT) et le soutien de SUEZ Environnement.

2007 marque aussi la naissance de la Charte nationale en faveur du développement durable dans les stations de montagne , que l’ANMSM élabore aussi dans une démarche partenariale, pour s’adjoindre l’expertise externe de l’ADEME et des Moutain Riders.

En 2009, la première opération collective de bilan carbone est menée sur des sites touristiques. Neuf communes totalisant onze stations de montagne évaluent les émissions de Gaz à effet de serre liés à leur activité touristique .

La prise en compte des enjeux du développement durable est une réalité. S’il existe encore des marges de progression, l’application de la Charte en faveur du développement durable génère des effets positifs. Cette démarche, qui favorise la concertation entre les élus, les acteurs économiques locaux et les représentants des associations locales, est annonciatrice d’une nouvelle forme de gouvernance. Elle permet une plus grande compréhension des enjeux collectifs dans les stations et la création d’un réseau de partage de retours d’expérience entre les stations engagées .

Les opérateurs de remontées mécaniques y contribuent. La revégétalisation des pistes de ski est généralisée. L’impact visuel est atténué par le traitement des abords des pistes et compensé par des reboisements. La maitrise des ruissellements et des processus d’érosion, la préservation de la ressource en eau et des sols, la biodiversité sont désormais intégrés dans le management environnemental des domaines skiables. Dans de nombreuses stations, des démarches de certification environnementale ISO 14001 et Qualité Sécurité Environnement sont entreprises.
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